Intérieur moderne d'un hébergement thermal avec vue sur les montagnes de Savoie
Publié le 15 mars 2024

Pour attirer et fidéliser les curistes conventionnés, il faut dépasser la simple location et devenir un véritable partenaire stratégique de leur séjour santé.

  • La rentabilité de votre bien passe par une tarification agile adaptée à la saisonnalité et une fiscalité optimisée (LMNP).
  • La fidélisation se construit sur un écosystème de services (accessibilité, confort, navette) et l’anticipation des nouvelles attentes (mini-cures, télétravail).

Recommandation : Diversifiez votre offre vers le bien-être préventif pour créer des revenus additionnels et ne plus dépendre uniquement des remboursements de la Sécurité sociale.

En tant que propriétaire d’un hébergement meublé en Savoie, près de stations comme Aix-les-Bains, Challes-les-Eaux ou La Léchère, vous êtes au cœur d’un marché à la fois stable et en pleine mutation : celui du thermalisme. La clientèle des curistes conventionnés, avec ses séjours longs de trois semaines, représente une manne économique indéniable. En effet, les établissements thermaux français ont accueilli 471 613 curistes en 2024, un chiffre qui témoigne de la vitalité du secteur. Pourtant, se contenter de proposer un « toit et un lit » est une stratégie aujourd’hui dépassée. Les attentes évoluent, les profils se diversifient et le modèle économique lui-même est questionné.

Face à cela, les conseils habituels – de belles photos, un bon matelas – ne suffisent plus. La véritable performance ne réside pas dans la décoration de votre appartement, mais dans votre capacité à anticiper les besoins spécifiques d’une clientèle dont le séjour est motivé par la santé. Mais si la clé n’était plus de se voir comme un simple loueur, mais comme un véritable partenaire de la cure ? Adopter cette posture change tout. Cela signifie comprendre les contraintes budgétaires, les besoins en matière de mobilité, les attentes en termes de confort post-soin et même les aspects juridiques d’une location liée à un motif médical.

Cet article n’est pas une liste de conseils génériques. C’est un guide stratégique pour transformer votre offre d’hébergement. Nous analyserons comment optimiser vos tarifs selon le profil des curistes, sécuriser vos contrats, choisir les bons canaux de distribution et, surtout, comment préparer l’avenir en diversifiant votre activité au-delà de la cure strictement médicalisée. L’objectif : construire une activité pérenne, rentable et moins dépendante des aléas des politiques de remboursement.

Pour vous aider à naviguer dans ces eaux complexes, nous avons structuré ce guide en plusieurs étapes clés. Chaque section aborde une problématique précise et vous fournit des solutions concrètes pour transformer votre approche et maximiser la rentabilité de votre investissement.

Pourquoi les curistes de mars sont-ils différents de ceux d’octobre en termes de budget ?

Comprendre la saisonnalité du budget des curistes est la première étape de votre stratégie de « partenaire de cure ». Tous les curistes ne se ressemblent pas, et leur portefeuille varie considérablement selon la période de l’année. Appliquer un tarif linéaire, c’est ignorer une opportunité majeure d’optimisation. Le budget moyen d’un curiste est conséquent : une étude menée à Balaruc-les-Bains a révélé que chaque curiste dépense en moyenne 1 972 € sur place, dont 881 € dédiés à l’hébergement. Ce chiffre cache cependant de fortes disparités.

Les curistes de début de saison (mars, avril) sont souvent des retraités au budget plus contraint. Ils planifient leur cure longtemps à l’avance pour bénéficier de tarifs plus bas et sont très sensibles au coût global de leur séjour. Pour cette clientèle, un prix d’appel attractif est essentiel. C’est le moment de proposer des packages « éco-malins » incluant des services qui allègent leur budget, comme un panier de bienvenue avec des produits locaux pour quelques repas.

À l’inverse, la fin de saison (septembre, octobre) attire une clientèle différente. On y trouve davantage d’actifs profitant de la fin de l’été ou des retraités plus aisés qui évitent les foules estivales. Leur budget est plus flexible et leur recherche se porte sur le confort et l’expérience. C’est la période idéale pour des offres « premium » : un sur-matelas à mémoire de forme, un abonnement à une plateforme de streaming, ou un partenariat avec un spa local pour l’accompagnant. Cette ingénierie tarifaire, basée sur la segmentation de votre clientèle, vous permet de maximiser votre taux d’occupation et votre revenu moyen par location.

Comment obtenir le label « Tourisme & Handicap » pour rassurer une clientèle senior à mobilité réduite ?

Pour une clientèle dont le séjour est motivé par la santé, l’accessibilité n’est pas un « plus », c’est souvent une condition non négociable. Beaucoup de curistes, notamment ceux en rhumatologie, souffrent de problèmes de mobilité. Transformer les contraintes d’accessibilité en un avantage concurrentiel est une stratégie gagnante. Le label « Tourisme & Handicap » n’est pas qu’un simple logo ; c’est un puissant signal de confiance et de réassurance qui vous distingue immédiatement sur un marché concurrentiel. Il garantit que votre logement a été évalué et validé par des experts pour répondre aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap (moteur, visuel, auditif, mental).

Obtenir ce label transforme votre bien en un « capital accessibilité ». Cela signifie non seulement attirer une clientèle qui ne pourrait pas venir ailleurs, mais aussi la fidéliser. Un curiste qui trouve un hébergement parfaitement adapté à ses difficultés de déplacement ne cherchera pas une autre location l’année suivante. Pensez aux aménagements clés : une douche à l’italienne sans seuil, des barres d’appui sécurisantes dans la salle de bain et les toilettes, une largeur de porte suffisante, et des espaces de circulation fluides.

Salle de bain accessible avec douche à l'italienne et barres d'appui dans un hébergement thermal

Ces aménagements ne sont pas qu’une mise aux normes, ils sont la preuve de votre posture de « partenaire de cure ». Comme le montre l’exemple d’un appartement à Lamalou les Bains, l’accessibilité du logement doit être couplée à celle de l’écosystème : la proximité d’une navette thermale est un argument tout aussi crucial que la douche à l’italienne. Communiquer activement sur ces atouts, avec des photos détaillées, une visite virtuelle et le label bien en évidence, devient votre meilleur outil marketing auprès de cette clientèle précieuse.

Office de tourisme ou sites spécialisés santé : où référencer votre bien pour payer moins de commissions ?

Une fois votre offre bien définie, la question de sa visibilité devient centrale. L’erreur serait de se reposer uniquement sur les plateformes généralistes type Booking.com ou Airbnb. Si leur audience est large, elle est peu qualifiée, et leurs commissions (souvent 15% ou plus) amputent lourdement votre rentabilité. Un « partenaire de cure » avisé privilégie les canaux qui s’adressent directement à sa cible, avec un meilleur retour sur investissement.

La stratégie de distribution idéale repose sur un mix intelligent de plusieurs canaux. Les plateformes spécialisées sont un pilier essentiel. Des sites comme LesCuristes.fr ou Location-cure.net ne s’adressent qu’aux curistes. La concurrence y est pertinente, et les clients savent ce qu’ils cherchent. Les commissions y sont généralement plus faibles, ou remplacées par un abonnement annuel, ce qui est souvent plus rentable pour des locations de trois semaines. Ces plateformes offrent aussi des services adaptés, comme une assurance annulation spécifique.

Votre deuxième allié est l’Office de Tourisme de votre station. Le partenariat est souvent bien plus accessible qu’on ne l’imagine. Vous bénéficiez d’une audience locale et très qualifiée, celle qui contacte directement la destination pour préparer son séjour. Une bonne relation avec l’Office peut vous valoir une mise en avant privilégiée. Enfin, le canal le plus rentable reste votre propre site internet. Il vous offre une commission de 0% et un contrôle total sur votre communication. Investir dans un bon référencement local (SEO), avec une fiche Google Business Profile soignée et des articles de blog sur la vie de curiste dans votre ville, est la meilleure stratégie à long terme pour construire votre indépendance.

Le tableau suivant compare les principales options pour vous aider à arbitrer. L’objectif est de trouver le bon équilibre entre visibilité immédiate et maîtrise des coûts à long terme.

Comparatif des plateformes de location pour curistes
Plateforme Commission estimée Audience Services inclus
LesCuristes.fr Variable Plus de 3000 annonces d’hébergements à proximité des établissements thermaux Référencement spécialisé, audience ciblée
Location-cure.net Faible à modérée Spécialisé curistes depuis plus d’une décennie Assurance annulation spécifique, partenariat Voyage d’O
Site personnel 0% Variable selon SEO Contrôle total, réservation directe
Office de Tourisme Partenariat négociable Locale et qualifiée Mise en avant privilégiée possible
Booking.com 15-20% Internationale Visibilité large mais moins ciblée

L’erreur contractuelle à ne pas commettre en cas d’annulation pour raison médicale du locataire

La gestion des annulations est le point le plus sensible de la location pour curistes. Une cure est prescrite médicalement et peut être annulée ou reportée pour des raisons de santé imprévues. Un contrat rigide et mal préparé peut engendrer des conflits, une perte financière et nuire à votre réputation. L’erreur la plus commune, et la plus coûteuse, est de confondre « arrhes » et « acompte ».

Un acompte est un premier versement sur l’achat, qui engage fermement les deux parties. En cas d’annulation, le locataire perd la somme et peut même être contraint de payer la totalité du séjour. Cette approche est beaucoup trop rigide pour la clientèle thermale. Les arrhes, en revanche, offrent une porte de sortie. Le locataire qui annule perd la somme versée, mais rien de plus. Le propriétaire qui annule doit rembourser le double des arrhes. C’est la solution à privilégier systématiquement dans vos contrats. Cette flexibilité est un argument commercial et un gage de sérieux.

Cependant, la meilleure stratégie est l’anticipation. Un « partenaire de cure » ne subit pas les annulations, il les gère. Proposer systématiquement une assurance annulation via un partenaire spécialisé est indispensable. C’est un service à faible coût qui rassure le locataire et sécurise votre revenu. Des plateformes comme Location-cure.net l’intègrent même dans leur offre, preuve de son importance. Vous pouvez également inclure dans votre contrat une clause de report de séjour dans les 12 mois en cas de problème médical justifié. Cette solution est souvent gagnant-gagnant : le client ne perd pas son argent et vous conservez la réservation. La transparence est la clé : vos conditions d’annulation et de remboursement doivent être claires, simples et mises en avant avant la signature du contrat.

Votre plan d’action pour un contrat de location sécurisé

  1. Terminologie contractuelle : Utilisez systématiquement le terme « arrhes » et non « acompte » dans tous vos contrats de location.
  2. Proposition de service : Intégrez et proposez de manière proactive une assurance annulation via un partenaire spécialisé (ex: compagnies d’assurance dédiées aux voyages).
  3. Clause de flexibilité : Rédigez une clause claire offrant la possibilité d’un report du séjour (ex: sur une période de 12 mois) en cas d’annulation pour raison médicale justifiée.
  4. Transparence des conditions : Créez un document synthétique, séparé du contrat, qui explique en termes simples vos conditions d’annulation, de remboursement et de report.
  5. Archivage des justificatifs : Mettez en place une procédure simple pour demander et archiver les justificatifs médicaux en cas d’annulation, afin de légitimer l’application des conditions.

Quels équipements de confort (literie, wifi, navette) déclenchent la fidélité des curistes qui reviennent chaque année ?

La fidélisation est le Saint Graal pour un propriétaire. Un curiste qui revient chaque année, c’est un revenu sécurisé, moins de frais marketing et un ambassadeur pour votre location. Mais qu’est-ce qui déclenche cette fidélité ? Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les équipements « de base », mais bien l’écosystème de services et d’attentions que vous construisez autour du séjour. Le sentiment « d’être à la maison » est important, mais c’est le « mieux qu’à la maison » qui fait la différence.

La pyramide des besoins du curiste est un bon guide. À la base, on trouve le fonctionnel indispensable : une literie de qualité hôtelière pour récupérer des soins, une douche accessible et une propreté irréprochable. Vient ensuite le niveau de confort moderne : une connexion Wi-Fi fibre stable est aujourd’hui non négociable, tout comme une Smart TV pour les longues soirées. Ces éléments sont des prérequis.

La fidélité se joue aux niveaux supérieurs. Le niveau « service » est celui qui facilite la vie : un partenariat avec une navette qui dessert les thermes, des accords avec des traiteurs proposant des menus adaptés, ou un service de pressing à tarif préférentiel. Enfin, le sommet de la pyramide est le niveau « attention », celui qui crée le lien émotionnel. Un message de bienvenue personnalisé, un kit de tisanes drainantes, un guide des balades douces du quartier, une petite attention pour l’anniversaire d’un fidèle… Ces petits riens changent tout.

Kit de bienvenue avec tisanes et accessoires de confort disposés sur une table en bois

C’est la combinaison de tous ces éléments qui transforme un simple séjour en une expérience mémorable. Le curiste ne se sent plus un simple locataire, mais un invité choyé. Et c’est cette sensation qui lui donnera envie de réserver à nouveau avant même la fin de son séjour.

Pourquoi la génération X refuse-t-elle les cures traditionnelles de 3 semaines ?

Le visage du thermalisme change. Si le cœur de la clientèle reste senior, une nouvelle population émerge : les actifs de la génération X (40-60 ans). Epuisés par le rythme de vie moderne, ils sont en quête de solutions de prévention santé, mais se heurtent à un obstacle majeur : le format de la cure conventionnée de 18 jours de soins sur 3 semaines. Pour un actif, s’absenter aussi longtemps est souvent impossible. Le secteur thermal a d’ailleurs du mal à retrouver son niveau d’avant-crise, avec une fréquentation qui reste inférieure d’environ 18 % par rapport à 2019, signe d’une nécessaire adaptation.

La réponse à cette inadéquation est l’émergence des mini-cures ou courts séjours santé. D’une durée de 2 à 15 jours, ces formats non conventionnés sont conçus pour s’adapter à un emploi du temps chargé. Ils permettent de concilier soins, détente et même télétravail. Pour un propriétaire, ignorer cette tendance, c’est se priver d’une source de revenus en pleine croissance, notamment sur les ailes de saison. Adapter son offre à cette clientèle est une démarche stratégique.

Comment attirer ces curistes « nouvelle génération » ? En transformant une partie de votre logement en un véritable espace de « cure & work ». Cela va bien au-delà d’une simple table et d’une chaise. Il s’agit de proposer :

  • Un véritable espace bureau avec un fauteuil ergonomique.
  • Une connexion fibre optique très haut débit, testée et certifiée.
  • Une imprimante multifonction et quelques fournitures de base.
  • Une flexibilité sur les horaires d’arrivée et de départ.

En communiquant sur ces équipements, vous ciblez une niche très spécifique : les cadres qui souhaitent prendre soin d’eux sans se déconnecter totalement. C’est une excellente façon de remplir votre calendrier en dehors des pics de la clientèle traditionnelle.

Pourquoi le statut LMNP est-il plus avantageux que le foncier classique en zone touristique ?

Être un « partenaire de cure » performant, c’est aussi être un gestionnaire avisé. Le choix de votre régime fiscal a un impact direct et massif sur votre rentabilité nette. Pour la location meublée, et particulièrement pour une activité aussi soutenue que la location pour curistes, le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) au régime réel est, dans la quasi-totalité des cas, bien plus avantageux que les régimes fonciers classiques.

La magie du LMNP réel réside dans le concept d’amortissement. Contrairement au régime foncier, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs non seulement toutes vos charges réelles (intérêts d’emprunt, taxes, frais de syndic, commissions de plateformes…), mais aussi une fraction de la valeur de votre bien immobilier et de son mobilier chaque année. Cet amortissement est une charge « fictive » (vous ne la déboursez pas) qui vient réduire, voire annuler, votre base imposable. Concrètement, il est fréquent de ne payer aucun impôt sur ses revenus locatifs pendant de nombreuses années.

Avec des revenus locatifs pour un séjour de 3 semaines pouvant aller de 550 € à 1200 € en moyenne, l’impact de cette optimisation est considérable. Le tableau ci-dessous met en évidence les différences majeures entre les régimes. Le Micro-Foncier et son abattement de 30% ou le Micro-BIC (pour les meublés) avec son abattement de 50% sont rarement aussi intéressants que le réel dès que vos charges et amortissements dépassent ce seuil, ce qui est presque toujours le cas avec un bien de qualité.

Opter pour le LMNP au réel demande un suivi comptable (souvent délégué à un expert-comptable spécialisé, dont les honoraires sont eux-mêmes déductibles), mais le gain fiscal est sans commune mesure.

Comparatif fiscal LMNP vs Foncier pour location curistes
Critère LMNP Réel Foncier Classique Micro-Foncier
Plafond de revenus Pas de plafond Pas de plafond 15 000€/an
Amortissement du bien Oui (2-3% par an) Non Non
Amortissement mobilier Oui (10-20% par an) Non Non
Charges déductibles Toutes charges réelles Charges limitées Abattement 30%
Déficit reportable 10 ans Sur revenus globaux Non applicable
CFE Oui (exonérations possibles) Non Non

À retenir

  • La rentabilité de votre location pour curistes repose sur une ingénierie tarifaire saisonnière et une fiscalité optimisée via le statut LMNP au réel.
  • La fidélisation se construit sur un écosystème de services et d’attentions (accessibilité, confort, navette) qui dépasse la simple mise à disposition du logement.
  • L’avenir de votre activité dépend de votre capacité à anticiper les mutations du secteur, notamment en diversifiant votre offre vers les séjours bien-être pour ne plus dépendre uniquement des remboursements.

Thermalisme en Savoie : comment passer de la cure médicalisée au séjour bien-être préventif ?

Le modèle historique de la cure thermale conventionnée, bien que toujours solide, fait face à une menace existentielle : la remise en question de son remboursement. Un projet de réduction drastique, où le taux de remboursement passerait de 65% à 15%, plane sur le secteur. Attendre passivement ce changement serait une erreur stratégique. Le « partenaire de cure » visionnaire anticipe et prépare l’avenir en diversifiant ses sources de revenus. La solution : développer une « offre miroir » tournée vers le bien-être préventif.

Cette offre s’adresse principalement à deux cibles : les accompagnants des curistes et les actifs locaux ou régionaux en quête de courts séjours de ressourcement. L’idée est simple : pendant que le curiste effectue ses soins conventionnés (généralement le matin), l’accompagnant bénéficie d’un programme d’activités bien-être. Les stations savoyardes comme Aix-les-Bains sont parfaitement positionnées pour cela, offrant déjà une double orientation (rhumatologie et phlébologie) et un environnement naturel exceptionnel entre lac et montagnes.

Construire cette offre miroir est à votre portée. Elle peut se décliner ainsi :

  • Partenariats avec des acteurs locaux : Négociez des tarifs préférentiels avec les spas thermaux (comme celui des Thermes Chevalley), des guides de VTT électrique ou de marche nordique.
  • Création de packages thématiques : Concevez des séjours « Post-Burnout » de 5 jours pour les cadres en télétravail ou des week-ends « Détox Digitale » pour les citadins de Lyon ou Grenoble.
  • Démarchage des entreprises : Proposez vos offres aux Comités Sociaux et Économiques (CSE) des entreprises de la région Rhône-Alpes comme une solution de prévention santé pour leurs salariés.

Cette diversification vous permet de générer des revenus additionnels, de lisser votre activité sur l’année et, surtout, de construire une résilience face aux incertitudes du remboursement. Vous ne dépendez plus d’une seule clientèle, mais d’un portefeuille de clients aux motivations variées.

Transformer votre location en un pôle d’attraction pour curistes est un projet stratégique qui dépasse la simple gestion immobilière. En appliquant ces principes, vous ne vous contentez pas d’améliorer votre taux d’occupation ; vous construisez une entreprise résiliente, rentable et parfaitement alignée avec les attentes d’aujourd’hui et de demain. Évaluez dès maintenant les aspects de votre offre que vous pouvez optimiser pour devenir un acteur incontournable de l’hébergement thermal en Savoie.

Rédigé par Sophie Grange, Architecte DPLG spécialisée en rénovation thermique de montagne et experte en audit énergétique, avec 12 ans de pratique sur des chantiers en haute altitude.